Suis je attaché aux biens matériels, le confort m'est il important, pourrais je vivre sans...
Quand je vois tous ces reportages sur la précarité de vie de certaines personnes, je me sens... d'abord plutôt privilégiée de ne pas m'inquiéter de mes fins de mois, de ce que je vais manger demain, comment je vais payer mes factures, si je serais chauffée cet hiver.... alors certes... c'est le fruit de mon travail, je n'ai pas gagné au loto... je fais des heures...beaucoup même...emportant du boulot at home... mais ça ne me pèse pas... déjà je travaille pour moi et j'aime mon travail...
mais combien de personnes, ont des métiers beaucoup plus difficile que le mien, plus routinier, moins épanouissant, usant physiquement... et malgré leur courage et leur assiduité ont du mal à joindre les 2 bouts...
Parce que certes peu de choses peuvent vous faire passer d'une vie normale à la rue... une perte de boulot, une perte de santé, un divorce...
mais même si ce sujet est à notre époque une vraie question... un vrai problème...
L'autre vraie réalité incroyable et que je trouve aberrante...c'est toutes ces familles où les deux travaillent, ont un revenu, et n'arrivent pas à se loger... où vivent à la limite, au fil du rasoir, gagnant trop pour être aidé, et pas assez pour vivre... obligés de compter pour tout, ne partant jamais en vacances, ne faisant aucun achat superflu....cette tranche de la population, d'année en année grandit... devient presque de l'ordinaire...Elle est oubliée...au profit des gens vraiment démunis...mais comment ne pas lâcher prise, comment tenir...quand vous rentrez épuisés le soir, d'un travail, lourd, pesant, sans plaisir, juste alimentaire... et que malgré ce labeur, rien n'est possible, on ne peut pas s'écarter sur rien... en ces périodes de fêtes...comment vit on tout ça....être obligés de recourir aux restos du coeur, ou aux aides diverses...comment supporter ...sans se sentir...mal à l'aise....
Je sais que ce n'est pas parce que je vis comme je vis, que ces familles y arriveraient moins ou mieux.... mais je ne peux pas me cacher cette vérité qui m'interpelle depuis longtemps... Alors oui j'apprécie ce confort... mais je fais de mon mieux, à mon humble niveau pour aider... donnant toujours une pièce dans la rue... donnant mes vêtements ou meubles ou livres dont je ne veux plus à Emmaus... participant aux collectes lors des divers événements mis en place, comme la collecte pour la faim, ou le téléthon...
Mais j'ai parfois l'impression que ces malheureuses gouttes n'arriveront jamais à regonfler ce fleuve asséché....
lundi 8 décembre 2008
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2 commentaires:
Je suis comme vous très inquiet, j'ai fait quelques articles sur mon blog qui vont dans le même sens que le votre. Je suis moi aussi un peu prvilégié, et pourtant très inquiet pour mes enfants. Je n'ai pas pour ambition de leuir laisser quoique ce soit, financièrement ou patrimonialement parlant, cela arrivera de toute manière trop tard pour eux, mais j'aimerais partager plus équitablement les richesses que nous produisons. Mais j'ai parfois envie de baisser les bras, tant d'années de luttes pour en arriver là...
Alors comme vous, je donne, un gros chèque, une petite pièce, des sourires, de l'attention...
Mais Dieu que l'on se sent impuissant...
Oui... on fait ce qu'on peut..mais c'est si peu...
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